Cinéma

Into the night - Série francophone de télévision

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Les productions francophones, belges ou françaises ont fait depuis quelques années une entrée remarquée sur les plates-formes de vidéo à la demande. Nous vous avions parlé, il y a quelques mois, de la série fantastique et horrifique Marianne. Découvrons cette fois une série de science-fiction post-apocalyptique, genre dont notre époque est friande. Prenez place dans "Into the night", sur Netflix.

Juin 2020

Nous voilà dans un aéroport, en pleine nuit, à Bruxelles. Un passager embarque de force, arme à la main, dans une petit avion de ligne. Celui qu'on prend pour un terroriste exige que le pilote le conduise toujours vers l'Ouest, dans la nuit, l'objectif étant d'éviter à tout prix la soleil. Perplexité des voyageurs : cet homme est-il fou ? Peu à peu, des nouvelles parviennent via internet : l'humanité est en train de mourir. Les radiations solaires tuent les Terriens. Seule échappatoire : se déplacer en permanence dans l'ombre protectrice de la nuit. Une dizaine de passagers doivent coopérer, en dépit de tensions inévitables, afin de tenir leur objectif : survivre.  L'avion ne pourra plus se poser, dans les aéroports déserts, que pour refaire le plein de carburant et de nourriture.

On adhère vite à l'histoire et aux personnages. L'intrigue s'avère prenante et les personnges charismatiques. On retrouve tous les mécanismes et les tics d'écriture, bons et moins bons, typiques du genre. Il convient de saluer une tentative réussie. L'équipe d' Into the night démontre la capacité des mondes francophones à faire aussi bien que leur modèle en termes de suspense.

Les personnages sont tous bien campés. Mention spéciale à Pauline Etienne, incarnant une ancienne militaire discrète prenant peu à peu le commandament, malgré elle, sans compter Mehmet Kurtulus,  interprétant un  hommes d'affaires Turc au passé trouble, personnage fort auquel l'acteur donne un relief saisissant. S'y ajoute une Russe, mère de famille dévouée protégeant son fils atteint de mucoviscidose, ainsi qu'une jeune influençeuse vivant à travers Instagram, et d'autres encore. On déplorera cependant que la série manque de subtilité lorsqu'elle aborde, laborieusement, les inévitables clichés et tensions entre cultures, mais c'est sans doute un écueil du genre. Des maladresses d'autant plus regrettables que les personnages, bien conçus, trouvent leur rôle de façon fluide au sein de l'intrigue. Le talent des acteurs fait vite oublier ce bémol et nous plonge dans une histoire haletante. Des gens normaux, banals, de plusieurs pays différents, coopèrent pour survivre, quoi de plus classique ? Un recette éprouvée mais à l'efficacité incontestable. Into the night le confirme, et plus encore, parvient à nous entraîner dans une aventure humaine, terrible mais belle. Le dernier épisode se termine sur la promesse d'une deuxième saison dont on espère qu'elle verra le jour.

 

© Olivier Dalmasso – Centre International d'Antibes

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