Cinéma

Je voudrais que quelqu'un

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A la mort de son père, Jean-Pierre a pris le rôle du chef de famille pour soutenir ses deux sœurs, Juliette et Margaux, et son jeune frère Mathieu, ainsi que pour épauler sa maman, Aurore. Plusieurs années plus tard, ce sont les retrouvailles de cette famille pour fêter les soixante-dix printemps de leur mère…

Mai 2020

Cette histoire, c’est celle d’une famille à un moment clé de l’existence de ses membres : l’arrivée d’un enfant, les espoirs et regrets d’un rêve professionnel encore inabouti à 40 ans, les angoisses du début d’une relation et d’une vie amoureuse, la prise de conscience d’un inachevé…

Ce film est une adaptation cinématographique de l’œuvre éponyme d’Anna Gavalda. Arnaud Viard (Clara et moi - 2004) qui avait apprécié ce recueil de nouvelles lors de sa parution en 1999 a initié cette aventure. Après avoir franchi plusieurs obstacles, le réalisateur est parvenu à créer un film unique. Unique en ce qu’il regroupe ces douze histoires sous le thème du livre : le désir.

Il y a tout d’abord Jean-Pierre – Jean-Paul Rouve (Podium - 2004, Nos jours heureux - 2006), l’aîné de la famille et négociant en vins. Sous les apparences d’une vie heureuse se cachent de nombreuses cicatrices, de petites marques qui font de lui une personne qui a réussi sa vie selon de nombreux critères sociaux, mais qui n'est pas parvenu à être réellement heureux. Il vient en aide aux autres membres de sa famille et se partage la place centrale de cette histoire avec sa sœur Juliette – Alice Taglioni (Notre univers impitoyable - 2008, Paris – Manhattan- 2012). Enseignante alors qu’elle avait toujours voulu devenir auteure, cette femme en apparence fragile saura réagir avec justesse quand les difficultés surviendront. Il y a également Margaux – Camille Rowe, et Mathieu – Benjamin Lavernhe (Mon inconnue - 2019), qui sont à des moments cruciaux de leurs vies professionnelles et sentimentales respectives.

Ce film est empreint d’empathie envers l’ensemble des personnages et parle à tous… mais pas pour les mêmes motifs. Chacun de nous sera ému et touché pour des raisons, des situations et par des personnages différents. C’est ce qui fait la force de ce film qui ne laissera personne indifférent.

En filmant à proximité de ses personnages, Arnaud Viard permet de souligner les émotions et le travail toujours juste des acteurs qui parviennent à exprimer avec beaucoup de justesse les sentiments et les particularités de chacun. Les dialogues sont authentiques, d’une finesse qui permet aux personnages de nous transmettre l'intensité de leurs ressentis.

Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part s’adresse à tous, que l’on fasse partie d’une fratrie ou que l’on soit enfant unique, et ce quel que soit notre âge. Il nous parle de réussites, d’échecs, et de l’acte de parole : de ce qui pourrait être dit et ce qui devrait être tu…

 

© Eric Bischoff – Centre International d'Antibes

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