Cinéma

POLISSE

Après Pardonnez-moi, sorti en 2006 et  Le Bal des actrices en 2009, Maïwenn Le Besco, plus connue sous le nom de Maïwenn, revient avec un film poignant retraçant le quotidien de la brigade de protection des mineurs (BPM). Ce film nous plonge dans un univers rempli de violence, porté par un regard très réaliste grâce à cette réalisatrice qui a su nous émouvoir en traitant ces dossiers complexes avec beaucoup d’humanité. Autant dire que Maïwenn ne démérite pas son prix du Jury au festival de Cannes 2011.

polisse_affiche_342Comme dans ses précédents films, Maïwenn livre sans artifices et sans excès, la réalité des désordres sociaux qui demeurent, encore aujourd’hui, étouffés voire oubliés de la politique actuelle. Avec cette troisième réalisation, elle nous entraîne au cœur de la brigade de protection des mineurs dont elle nous montre, sans pudeur, la réalité à laquelle est confrontée cette brigade. Pour arriver à ce résultat exceptionnel, elle a su s’entourer d’interprètes reconnus tels que Karin Viard ou encore Joey Starr, à qui elle renouvelle sa confiance, après son rôle dans  Le bal des actrices.

Joey Starr, connu pour sa personnalité sulfureuse, nous dévoile tout son talent d’acteur dans le rôle d’un flic à fleur de peau, révolté par les horreurs qu’il peut rencontrer dans son quotidien à la BPM. Il reste pourtant plein d’humanité, émouvant jusqu'aux larmes tant il se sent impuissant face à la misère qui se cache derrière notre société contemporaine.

 Maïwenn, dans le rôle d’une photographe bourgeoise un peu coincée, va tracer le portrait des différents corps de cette brigade, s’immisçant dans leur quotidien le plus intime, immortalisant leurs interventions chocs et assistant à des interrogatoires aux échanges crus et sans détours.

Cette œuvre cinématographique a rencontré un grand succès au box-office français grâce au talent de cette réalisatrice accomplie mais également sans minimiser l’impact de l’équipe d’acteurs exceptionnels dont elle a su révéler les personnalités débordantes d’émotion.

Ce film altruiste, véritable satire sociale, confirme la position de Maïwenn comme réalisatrice confirmée qui n’hésite pas à nous confronter à la réalité de notre société dans sa nudité la plus pure. A croire que le président du jury de la 64e édition du festival de Cannes, Robert De Niro, ne s’était pas trompé en lui décernant le Prix du Jury en mai 2011.

Bande annonce ici

 

© Fanny Deloche – Centre International d’Antibes

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