Pacific 231  
 

Raphaël signe, en 2000, Hôtel de l’Univers, son premier album à coloration rock. Suit en 2003 La réalité qui confirme l'apparition d’un nouveau talent, puis en 2005 c’est le triomphe de Caravane. Sa voix nasillarde colle parfaitement avec des textes romantiques et quelque peu désenchantés, rapidement adoptés par la jeunesse lycéenne française.
Son album regorge de tubes bénéficiant d’une programmation tous azimuts de la part des radios. Les ventes de Caravane atteignent  1,8 millions d’albums, ce qui est considérable en période de crise du disque.
Ce succès public sera ensuite confirmé par l'ensemble de la profession qui consacre Raphaël avec trois Victoires de la musique en 2006 : meilleur interprète masculin, meilleur album de variété et meilleure chanson originale de l'année pour 'Caravane'.


Raphaël met également sa plume au service des autres, la dernière en date à en avoir bénéficié est ZAZ pour qui il a écrit 3 chansons, enthousiasmé par la jeune artiste après avoir assisté à l’une de ses performances dans les rues de Montmartre.


Raphaël est l’un des protagonistes de cette rentrée culturelle avec ce cinquième album qui suit Je sais que la Terre est plate en 2008, album assez décevant.


Pacific 231 tire son nom d’une locomotive du début XXè siècle. L'album est une oeuvre de rupture dans l’expression artistique de Raphaël qui abandonne le côté lycéen de bonne famille (il a été élève du prestigieux lycée Henri IV, ses parents sont avocats…), et s’il traite la thématique de l’amour, celui-ci est loin de rimer avec toujours.


Raphaël opte aujourd'hui pour des textes plus sombres, plus mélancoliques qui, s’interrogent parfois sur le monde comme il va : Odyssée de l’espèce. Il se rapproche dans le style, de deux de ses idoles : Bashung d’un côté, avec des textes moins narratifs, plus obscurs : Ça doit être l’amour , ou  Prochaine station , avec, en bonus dans la chanson Je détruis tout, un petit clin d’œil à son fameux Gaby oh Gaby. L'autre hommage va au Renaud acerbe et radical d’Hexagone avec la chanson Le patriote. Quant à Terminal 2B, la chanson qui ouvre l'album, elle nous surprend par un texte plus parlé que chanté, à mi-chemin entre Benjamin Biolay et Abd al Malik.


Côté musical Pacific 231 s'apprécie justement par son éclectisme et par une orchestration qui fait souvent la part belle aux guitares pour créer une atmosphère dense, portée sur le rock électrique. Un album à l’image de sa pochette : noir et sobre.


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© Alexandre Garcia – Centre International d’Antibes