Antimatière  
 

A la première écoute, on a envie de le plaindre. Ce jeune homme semble traîner un mal-être et des doutes existentiels à la pelle ! Un spleen chronique, omniprésent d’une chanson à l’autre : J’ai le cœur gros comme une pierre, mes larmes gèlent les rivières… ( J’ai mal) ; N’attendez rien de moi je ne sais pas quoi faire…(Antimatière) ; Les peines et le cafard glissent sur moi comme moi dans l’eau… (Le bec dans l’eau) etc… Et l’on a tout d’abord envie de le réconforter et de le secouer en lui lançant quelque chose comme : « Allez Jérémie, oublie ! La vie est belle tu verras ! »


Ensuite, on se surprend à ne pas éteindre sa chaîne Hi Fi pour abréger l’écoute, bien au contraire, car il y a quelque chose d’attachant dans cette œuvre de Jérémie Kisling. Une mélodie entre folk et pop, résolument douce, des arrangements musicaux  qui réussissent  à créer une belle atmosphère de fin de soirée avec un piano jouant souvent les premiers rôles, une voix tranquille, élégante…


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Bref, cet amoureux de Baudelaire utilise une palette de couleurs musicales pour faire d’Antimatière une œuvre bien particulière d’où se dégage une certaine mélancolie sans pour autant sombrer dans la grisaille et la morosité.


Les chansons présentes dans Antimatière prouvent que Jérémie Kisling a des états d’âme à partager et qu’il réussit joliment à le faire.


 


Ecoutez Antimatière grâce à Deezer, cliquez ici 


 


© Alexandre Garcia Centre International d’Antibes