NOUS LES FILS ET FILLES DE  
 

Arthur H


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Jacques Higelin, chanteur engagé, fantasque et généreux sur scène, connut un gros succès surtout  à la fin des années 70 grâce à ses concerts spectaculaires. Il aurait pu totalement occulter la carrière de son fils si celui-ci ne s’était pas démarqué de façon très originale dans le monde de la musique. Arthur choisit d’abord de tronquer son nom en n’en gardant que le H. Il parvient à créer son propre univers artistique entre jazz, blues et rock (l’excellent second album : Cool Jazz Remix 1991, Pour Madame X 2000, Adieu Tristesse 2005) mais s’inspire aussi de musiques du monde, du folklore du cirque,  du tango ou de la culture tzigane (Fête Trouble 1997). Il compose ses chansons aux rimes tendres ou ludiques portées par une voix rauque et accrocheuse qui envoute dès les premières notes.
Pour son dernier album sorti chez Polydor en 2008, l’Homme du Monde , l’artiste troque le piano pour une guitare et nous emmène en balade d’une chanson à l’autre entre funk,  r'n'b, rock et même du disco/techno. Le tout, inventif, gai et franchement farceur, nous entraîne dans un univers plus léger et beaucoup plus dansant que les albums précédents (Dancing with Madonna, Si tu m’aimes, Radio City Light). On aime cependant retrouver le poète à la voix éraillée dans Naissance d’un soleil, Hypno techno gypsie queen.



En 2009, Arthur H  est primé pour la deuxième fois aux Victoires de la musique dans la catégorie "Album pop/rock".
Et voilà que chez les Higelin, Izia, la petite sœur d’Arthur H  commence également à faire parler d’elle en musique,  une chanteuse rock de qualité ayant à la fois l’air et le coffre d’une certaine Janis .  Décidément la famille Higelin a le virus  de la «zicmu».


 



© Dominique Vidal - Centre International d’Antibes