Amoureuse 40 ans  
 

 


0825646588053_600_600Avec ce nouvel album, on entre dans un univers de voyages, on traverse les chansons cultes, on revisite nos 20 ans et on savoure nos 40.  Un show entièrement renouvelé qui ravive la flamme de certains trésors oubliés. Associé à ce DVD, on découvre la réédition de l'album remasterisé, enrichi de maquettes, de versions étrangères, et d'un duo inédit de la chanson Amoureuse que Véronique vient de réenregistrer avec Fanny Ardant, l’actrice qui dans le film 8 femmes (2001) de François Ozon, nous chantait « A quoi sert de vivre libre ?  … quand on vit sans amour » de Nicoletta. L’an dernier, elle apparaissait également dans le clip Elle me dit de Mika, sans chanter.


 


Mais qui est donc cette amoureuse? Celle qui a su tout au long de sa carrière nous accompagner avec grâce et magie, nous racontant sa vie sans fard, avec ses bémols et ses couplets, ses disgrâces et  ses gammes sans perdre l’harmonie, car tel est son talent : même dans les abîmes elle vous chante son refrain.


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Née le 24 avril 1949 à Boulogne-Billancourt, elle grandit dans l'amour de la musique grâce à ses parents, Colette et René, et sa sœur aînée Violaine. Leur père leur apprend leurs premiers rudiments de piano. Déjà, elle manifeste une certaine rébellion face à la discipline et au solfège qui la décidera à trouver sa voie toute seule. C’est en 1967 que Véronique, Violaine et leur ami François Bernheim enregistrent deux super 45 tours Odéon (Pathé Marconi) sous le nom des Roche Martin, soutenu par un jeune directeur artistique Michel Berger. Le succès n’est pas au rendez-vous et le groupe se dissout. Véronique enregistrera alors en solo un premier 45 tours, deux ans plus tard, toujours chez Pathé, avant de suivre Michel Berger chez WEA.
Le premier 30 cm (c’était encore l’époque du Vinil) de Véronique Sanson, Amoureuse, sort le 20 mars 1972, et connaît un succès immédiat, porté par l’inoubliable Besoin de personne que toutes les radios adoptent et diffusent. Arrangé par Michel Bernholc et réalisé par Michel Berger, cet album révèle la chanteuse qui signe un son nouveau, un rythme résolument original, suscitant une véritable révolution dans une chanson française en plein mouvement.


Ses premières scènes, au Cabaret de la Tour Eiffel, ou en premières parties de Michel Polnareff, Julien Clerc ou Claude François, l’obligent à dépasser sa timidité. Un second album est en cours, De l'autre côté de mon rêve.
À la fin de 1972, tandis que Comme je l'imagine et Chanson sur une drôle de vie résonnent sur toutes les ondes,  Véronique tombe amoureuse de la star du moment Stephen Stills et le suit aux États-Unis où elle l’épousera et entamera une nouvelle vie.


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Entre 72 et 80, elle signe un magistral album avec 82 musiciens de l'Orchestre Fisyo de Prague sur la magnifique scène du Théâtre du Châtelet, dans une approche inédite des plus belles pages de son répertoire. Le disque et la vidéo Symphonique Sanson deviendront un succès phare.


Les années 90 sont celles des  Sans regrets, l'un des albums les plus innovants de Véronique Sanson, et qui est accueilli avec enthousiasme. Rien que de l'eau est le temps des retrouvailles avec Bernard Saint Paul, qui va gérer sa production discographique pendant 14 années, et Bernard Swell qui lui donne la musique de Rien que de l'eau, sans oublier Hervé Le Duc un jeune arrangeur de talent.  Les trois ans et demi de tournées qui vont suivre, avec deux albums dont Comme ils l'imaginent, enregistré aux Francofolies de La Rochelle avec une dizaine de partenaires masculins qui revisitent ses chansons, vaudront à Véronique ses plus belles ventes de disques, récompensées  par des disques de platine. Ses tournées sont les plus fréquentées, et elle reçoit deux victoires de la musique. Pourtant août 1992 est « l’été meurtrier » quand s'éteint  Michel Berger. Alors, Véronique signe ses plus beaux hommages sur scène avec Seras-tu là ?, Quelques mots d'amour.

Puis, elle ose nous livrer La Douceur du danger, évoquant pour la première fois son combat contre l'alcool. Et les années 2000 nous portent vers sa tournée 2005 où elle retrouve son public avec un abandon et une passion saisissants. La Douceur du danger inspire d’ailleurs le titre d’un beau portrait télévisé, réalisé par Didier Varrod, journaliste à France Inter, tant apprécié de l’univers musical.


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Aujourd’hui, cette Amoureuse n’est plus en danger car elle a préféré garder la douceur. Ainsi, elle nous offre sans masque son univers qui depuis tant d’années, au-delà des coups et des caresses, a préservé une musicienne incroyable dont la force vive nous émeut et nous chavire.« Sans son » vertige oui, c’est bien elle retrouvée et tout autre ; celle qui a toujours su renaître pour mieux nous emporter dans son nouveau sillage.


 


 


 


© Muriel NAVARRO – Centre International d’Antibes