Fou peut-être  
 

julien_clerc_hair_317Né en 1947 à Paris, Julien Clerc a très jeune une passion pour la musique. Il rencontre en 1966 Roda Gil qui sera un des ses auteurs phares, avec qui il réalise de grands succès, La Californie, Niagara, Ce n’est rien entre autres. Hair, la comédie musicale rock de James Rado, Gerome Ragni (textes) et Galt Mac Dermot (musique) créée en 1967 dans le Off Broadway, fut l’un des succès les plus populaires de la culture hippie des années soixante. Ce spectacle est repris en 1969 à Paris avec, pour l'un des interprètes, Julien Clerc. Très vite, il devient célèbre et rencontre ses premiers fans. Dès 1974, il reçoit déjà 5 disques d’or. Une carrière fulgurante qui dure et qui ne cesse de remplir les salles de concert à chacune de ses tournées.


Avec ce nouvel album, placé sous le signe de l’amour et de la paternité (adoption récente d’un petit garçon Léonard), Julien Clerc a envie de renouveler la langue française; il dit lui-même que c’est " une recherche d’écriture pour écrire le français à chaque fois » et ainsi il s’accompagne de divers auteurs pour « être provoqué » car il a une pudeur naturelle. Ses complices de longue date sont Maxime Leforestier, Charles Aznavour, Gérard Manset et les plus jeunes dont il aime le style Julien Doré et Alex Beaupin ont contribué à varier les textes et les états d’âme de ces 15 chansons. Romances et souvenirs nous entraînent dans l’univers de ce Fou peut-être (texte signé Leforestier) qui "regarde passer les ruines éparpillées sur le rivage avant que le jour ne décline, je nage... "


Puis son piano ouvre vers Les souvenirs comme « ses voyages que l’on fait seul et sans partage au fil des ans .. qui nous poursuivent et nous tourmentent.. ». Alors que nous reste-t-il ? L’amour qui prend tout et on réalise que " ...là où il y avait nous, il n’y avait plus que l’amour qui prend tout...". De beaux textes, certains avec moins d’étincelle mais un Julien Clerc intact qui traverse le temps sans âge, avec ce même désir de créer, de chanter et qui a envie de vivre avec Le temps d’aimer pour "le prendre sans attendre, sans comprendre..."


Cet artiste a su rester fidèle à lui-même sans se perdre dans des modes accessoires et faciles et son public le lui rend bien. A retrouver prochainement en tournée. Entre-temps, écoutez donc cet album sans attendre.


© Muriel NAVARRO - Centre International d’Antibes