FICHE PEDAGOGIQUE : Activités autour de la journée de la femme

 


a
  • Type de support :Deux affiches publicitaires et un reportage
  • Niveau européen : De B1 à B2
  • Source du document : Les affiches publicitaires sont issues du Centre culturel Jean Ferrat et d’Amnesty International. Le reportage est, quant à lui, tiré de France2.

  • Activité : Les documents utilisés sont des documents authentiques qui ont pour but de promouvoir la journée internationale des droits de la femme et de sensibiliser à la maltraitance des femmes. Toutes les activités de ce dossier sont à mener sous forme de discussion et de réflexion. Il s’agit de donner la parole aux élèves afin qu’ils puissent réagir sur l’image de la femme dans nos sociétés.

  • Objectifs : Suivant une démarche pédagogique interculturelle, ce dossier doit amener les apprenants à s’ouvrir aux autres cultures et visions du monde; développer une attitude ouverte et réflexive ; apprendre à confronter des idées et des jugements ; développer des connaissances sur le statut de la femme en France ; établir des comparaisons avec d’autres cultures ; exprimer son opinion ; utiliser l’opposition et la concession ; interagir ; débattre ; comprendre les idées essentielles d’un reportage ; émettre des hypothèses.


DÉMARCHE MÉTHODOLOGIQUE

Nous travaillerons à partir d’une affiche qui sera finement analysée par les étudiants afin qu’une réelle interaction puisse se créer. Par le biais de cette analyse, les étudiants pourront découvrir l’événement dont il est question : la journée du 8 mars. Une compréhension orale à partir d’un reportage et de nombreuses activités d’expression orale (jeux de rôle, débats) permettront de fixer leurs acquis. L’objectif est de faire évoluer les stéréotypes des étudiants et de leur faire prendre conscience des similitudes entre nos sociétés afin de développer leur compétence interculturelle.

 


Séquence 1:

Mise en route et découverte du thème
Durée : de 10 à 20 minutes en fonction du temps que le professeur préfère accorder à cette mise en route.


Le cours pourra commencer par un remue-méninge autour du mot « femme ». Le professeur demandera aux élèves d’exprimer tout ce qui leur vient en tête à l’écoute de ce mot. Le professeur pourra également leur demander ce qu’ils pensent de la femme française et quelle est l’image qu’ils ont de celle-ci (remarque : cette activité fera surgir de nombreux stéréotypes qui seront modifiés tout au long de nos activités).


Séquence 2:

Journée des Droits des Femmes
Durée : 25 minutes + le jeu de rôle




1- Analyse d’une affiche (affiche originale)
Dans un premier temps, l’enseignant dévoilera l’image sans aucune marque graphique, le titre et la bande du dessous seront donc totalement invisibles.

Il s’agira, pour les étudiants, de décrire l’image avec précision et d’émettre des hypothèses quant au contexte, au sujet et à l’objectif de cette affiche.

Ensuite, le professeur pourra dévoiler l’image originale et les étudiants pourront vérifier leurs hypothèses. En quoi cette affiche représente bien l’événement dont il est question ? Cet événement existe-t-il dans votre pays ? Pourquoi ? Depuis quand ?

 

2- Production orale : (10 minutes de préparation)  Vous participez à la journée de la femme, un journaliste vous pose des questions sur l'événement, sur votre vision de la femme, sur les droits que vous défendez. Jouez la scène avec votre voisin.

 

3- Pour aller plus loin, le professeur peut choisir d’utiliser ou non ce deuxième support  et procéder de la même façon :


Séquence 3:

Compréhension orale
Durée : 30 minutes minimum sans la durée du débat final qui dépend de l’effectif de la classe


    Compréhension orale et discussion à partir du reportage suivant :

     

    Compréhension orale :
    Quel est le document présenté ?
    Quel en est le thème principal ?
    Quelles sont les personnes présentées ? Que font-elles ?
    Que et qui critiquent-elles ? Quelle est l'image de la femme qu'elles dénoncent ?
    Relevez dans l'ordre où elles apparaissent les différentes images de la femme.
    Quelle est la position de Joseph Besnainou ?
    Quel est l'adjectif utilisé pour qualifier les femmes des années 80 et 2000 ? Faites une phrase en utilisant l'expression de l'opposition.
    Quelle est la position du chanteur Damien Saez ? Décrivez l'affiche de son album.

     

    Production orale : (10 minutes de préparation) établir un débat entre un agent publicitaire et une féministe.


Isa -
Didier - J'ai amené toutes mes affaires. J'en ai marre de ne pas dormir avec toi tous les jours, alors voilà : je M'INSTALLE !
Isa -
D - Ben! Chez toi !
I -
D - C'est pas grave va vite te coucher. Je rentre tout ça et je te rejoins. Je débarrasserai demain.
I -
D - J'ai été égoïste... j'aimais trop ma liberté. Je ne t'ai jamais proposé le mariage ni de vivre avec toi, mais ce soir j'ai réfléchi. Je me suis rendu compte que je t'aime vraiment et je ne peux pas me passer de toi... Je fais le grand saut !
I -
D- Comment ça, ça ne va pas la tête ?
I -
D- Comment ça, t'as pas envie ?
I -
D - Tu m'aimes plus...
I -
D - Tu veux qu' ON SE MARIE !
I -
D- Mais de quoi t'as pas envie ?
I -
D - Tu n'aimes pas mes amis. Si tu m'aimais, tu aimerais aussi mes amis...
I -
D - Ce que tu peux être EGOÏSTE tout de même!
I


EXPLICATIONS DE CETTE SCENE DU FILM LA CRISE (1992)

Le film de Coline Serreau qui fut la réalisatrice de Trois hommes et un couffin (1986), suit Victor (Vincent Lindon) qui le même jour apprend qu’il a été licencié et que sa femme l’a quitté. Sous le choc, il essaie de trouver une oreille attentive pour se confier. Le film est une succession de rencontres avec amis, ou proches de Victor mais chacun est accaparé par ses propres problèmes ou difficultés et personne n’est disposé à l’écouter. Personne sauf Michel le SDF (Patrick Timsit qui apparaît à la fin de la séquence) qui le suit partout et partage avec lui quelques bières.


Isa (Zabou Breitman) est la sœur à qui Victor (suivi par Michel) rend visite. Il essaie aussi de trouver du réconfort auprès d’elle mais on réalise rapidement qu’Isa a également quelques soucis lorsqu’apparaît Didier (Didier Flamand). En écoutant les raisons qui poussent sa sœur à ne pas accepter de vivre avec Didier, Victor saisit pourquoi sa femme l’a quitté.
Avec l’ensemble de ces scènes-sketchs de La Crise, Coline Serreau démontre une capacité surprenante à saisir l’air du temps, les préoccupations, les motivations, les valeurs qui expliquent nombre de comportements en cette fin de XXème siècle.


LA DEMANDE EN MARIAGE

Isa - Qu'est-ce que tu fais là ?
Didier - J'ai amené toutes mes affaires. J'en ai marre de ne pas dormir avec toi tous les jours, alors voilà : je M'INSTALLE !
Isa - Tu t'installes où ?
D - Ben! Chez toi !
I - Mais enfin Didier, il est 3h du matin !
D - C'est pas grave va vite te coucher. Je rentre tout ça et je te rejoins. Je débarrasserai demain.
I - Mais qu'est-ce qui te prend ?
D - J'ai été égoïste... j'aimais trop ma liberté. Je ne t'ai jamais proposé le mariage ni de vivre avec toi, mais ce soir j'ai réfléchi. Je me suis rendu compte que je t'aime vraiment et je ne peux pas me passer de toi... Je fais le grand saut !
I - Comment LE GRAND SAUT ? QUEL GRAND SAUT ? Ca ne va pas la tête ?
D- Comment ça, ça ne va pas la tête ?
I - Mais j'ai pas envie que tu viennes habiter chez moi, moi !
D- Comment ça t'as pas envie ?
I - Mais non j'ai pas envie... J'ai pas tellement la place d'abord.
D - Tu m'aimes plus...
I - Mais si je t'aime, énormément même mais c'est pas pour ça que ...
D - Tu veux qu' ON SE MARIE !
I - Mais non j'ai pas envie du tout !
D- Mais de quoi t'as pas envie ?
I - De tout, de rien... je ne sais pas moi... T'as toujours faim quand je fais un régime... Tu te rases pendant des heures et tu nettoies pas le lavabo... J'ai pas la place pour une grosse machine à laver... Ton copain Stéphane, je le trouve lourd, lourd, je ne veux pas qu'il vienne chez moi regarder le foot en bouffant toutes mes cacahouètes... Ben voilà, plein de trucs...
D - Tu n'aimes pas mes amis. Si tu m'aimais, tu aimerais aussi mes amis...
I - Et bien tu vois ! Je t'aime mais Stéphane il me reste en travers du gosier.
En plus je viens juste de me faire construire une nouvelle bibliothèque je peux enfin caser toutes mes affaires...
D - Ce que tu peux être EGOÏSTE tout de même!
I - Non mais tu te crois où là ?


Isa - Le problème est que je ne veux pas d’un mec étiaffé sur le canapé et qui baille en me disant : « Qu’est-ce qu’il y a à bouffer ce soir ? »
Je veux pas qu’on me dise : «  Tiens, toi qui repasse si bien les chemises … ! »
Je ne veux pas acheter la nouvelle BMW qui est fabuleuse et on paiera les traites ensemble…
Je ne veux pas que ta mère me téléphone pour savoir si je t’ai bien donné les cachets contre la grippe…
Je ne veux pas de tes chaussettes sales dans mon panier à linge…
Je ne veux pas nettoyer la cuisine pendant 3 heures le jour où tu auras décidé de faire une paella pour tes collègues du bureau…
Je ne veux pas te demander si tu es d’accord pour regarder le film au lieu du sport JE NE VEUX PAS ! JE NE VEUX PAS !


TA VIE C’EST TA VIE, MA VIE C’EST MA VIE !
* * * * *


d. un objet important


Une lettre Un vieux vélo
Une boîte Un sac

Les élèves doivent choisir un élément qui va avoir une influence plus ou moins grande sur le déroulement de l'histoire.


e. un événement


Une rencontreUne disparition
Un départUn retour

Il s'agit, ici, d'un fait qui va jouer un rôle plus ou moins important dans l'histoire qui va être élaborée.


f. l'époque


1420 1921
20122058

Toute histoire doit être située dans le temps. Ici, quatre époques sont proposées aux étudiants. A eux de se déterminer.


g. un animal


Un oiseau Un singe
Une souris Un chien

Les élèves choisissent un animal qui va intervenir à un moment de l'histoire. Son apparition peut être extrêmement brève ou régulière. Son rôle plus ou moins important.


h. le (ou les) mot(s) le(s) plus approprié(s) pour caractériser cette histoire


amitié amour
solidarité vengeance

Il s'agit de donner une tonalité générale à l'histoire à travers l'un de ces quatre mots.


Le groupe des verbes


Sonner


Se lamenter


Verser


Fleurir


Reprendre


S’offenser

Le groupe des substantifs


Larme


Roses


Personne


Armes


Cœur


Alarme

Mots obligatoires


Sang                                            Il était une fois                                                    Tant pis                             

Enfants                                                   Mélancolie                                      Bois                                      Haine

Ruisselante ravie épanouie
Et tu t'es jetée dans ses bras
Rappelle-toi cela Barbara
Et ne m'en veux pas si je te tutoie

Même si je ne les ai vus qu'une seule fois
Je dis tu à tous ceux qui s'aiment
Même si je ne les connais pas
Rappelle-toi Barbara

Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là
Et tu marchais souriante
Epanouie ravie ruisselante
Sous la pluie

Alain SOUCHON – Parachute doré - 2008


Adieu mégaphones, adieu calicots
Adieu représentants syndicaux
A moi le soleil et le calypso
La nana, la noix de coco
A moi les alizés, les vents tropicaux
Et moi, bien frisé, sur le bateau
Adieu les traders, adieu joggings
Les briefings à l'heure Breitling
Ouvriers, riez, adieu les blouses grises
En Chine, l'usine, on délocalise
Les cours ont dégringolé
Les banques ont pu rigoler
La boîte a coulé, mais pouce
On va se la couler douce
La pilule, on va… se la dorer
J'ai le parachute... chut ! doré
Adieu mégaphones, adieu calicots
Adieu représentants syndicaux
A moi le soleil et le calypso
La nana, la noix de coco
Adieu, Château Petrus
En costard Lanvin
Adieu les jolies putes russes
Dans les Mystère 20
Balancez les fraiseuses, les machines-outils
Riez, ouvriers, joli gâchis !
J'ai creusé, creusé, j'ai creusé la dette
Au lieu de me creuser la tête
Un jour, les cours ont chuté
Et moi… parachuté
La boîte a coulé, mais pouce
On va se la couler douce
La pilule, on va… se la dorer
J'ai le parachute... chut ! doré
Adieu mégaphones, adieu calicots
Adieu représentants syndicaux
A moi le soleil et le calypso
La nana, la noix de coco
Adieu téléphone, adieu le bureau
Secrétaire aux hauts talons hauts
A moi les alizés, les vents tropicaux
Et moi, bien frisé, sur le bateau
La boîte a coulé, mais pouce
On va se la couler douce
La pilule, on va… se la dorer
J'ai le parachute... chut !


© Marjorie LAWNICZAK – Centre International d'Antibes


 

L'édito du mois

Édito Juin 2016

Pour notre dernier édito, avant la saison estivale durant laquelle nous interrompons la parution de notre magazine Français-et-vous, il nous a semblé nécessaire de faire le point sur ce printemps fort trouble, tant sur le plan météorologique que politique et social… Mais l’été arrive et son cortège d’événements culturels et artistiques pour nous distraire de cette morosité ambiante !


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