FICHE PEDAGOGIQUE : Enchères et en os

 


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  • Type de support :Photo, légende et article d’un journal
  • Niveau européen : Du A2 au B2
  • Source du document : Documents tirés de Libération.fr par Marie Ottavi le 8 octobre 2012

  • Activité : Par le biais de ce document authentique, une réelle démarche de pédagogie communicative et active pourra se mettre en place au sein de la classe afin de permettre aux apprenants d’exprimer leur opinion sur le thème de l’art et du marché de l’art. Il s’agit d’un fait insolite : un homme œuvre d’art vendu aux enchères.

  • Objectifs : Emettre des hypothèses à partir d’une photo, imaginer la situation et réagir en conséquence; s’exprimer sur la question de l’art et du tatouage à partir d’un fait surprenant ; comprendre un article de presse ; élargir ses compétences lexicales liées au thème de l’art, de l’argent et de l’opinion publique ; proposer une sortie culturelle, accepter, refuser et justifier une prise de position.


DÉMARCHE MÉTHODOLOGIQUE

En premier lieu, nous travaillerons sur la description de la photo afin d’apporter aux apprenants un maximum de vocabulaire et nous essaierons de dégager la situation pour ouvrir la parole et solliciter la curiosité des étudiants en leur apportant peu à peu de nouveaux éléments liés à l’image à savoir, la légende et le titre.
L’enseignant devra guider les élèves maisne donnera aucun élément quant à la situation et à l’histoire du personnage ; en effet,  la pédagogie active doit être au centre de notre démarche. S’en suivront, plusieurs jeux de rôles afin de consolider les compétences acquises durant l’interaction orale.  Il s’agira d’une séquence essentiellement basée sur la production orale. Néanmoins, des activités d’expression écrite et de compréhension écrite pourront être exploitées.

 


Séquence 1:

Découverte de la photo
Durée: environ 25 minutes, voire plus si B2


A - Le professeur affiche la photo de Tim Steiner et demande aux élèves de la décrire afin de travailler le lexique. Voici quelques questions qui peuvent être posées :

Que voyez-vous ? Quels sont les éléments qui composent cette photo ? Quelle est la particularité de l’individu ?  Description physique (torse nu, crâne rasé, tatoué…), position (assis, face au mur, dos au public etc.) Selon vous, où est-il ? Que fait-il ?

Après plusieurs hypothèses, les apprenants découvriront qu’il s’agit d’un musée, le professeur pourra alors leur donner la légende de cette image Tim au Louvre afin de procéder à la vérification des hypothèses.

 

B - Dès lors, le professeur laissera réagir les apprenants quant à cette légende et pourra leur demander ce qu’ils pensent du tatouage et s’il le considère comme appartenant au domaine de l’art. Avec un niveau B2, un travail de définition de la notion d’ « Art » pourra être fait, on pourra leur demander ce qui, selon eux, fait l’art. Il s’agit d’un fait particulièrement insolite dans le sens où nous découvrons une œuvre d’art moderne et humaine exposée au Louvre, ce caractère insolite doit être mis en valeur afin de susciter un maximum la parole des élèves.


 

Séquence 2 :

Découverte du thème de l’article

Durée: de 25 à 40 minutes


A - Après avoir découvert la situation relative à cette photo, le professeur inscrira le titre de l’article « Enchères et en os. A partir de ce titre intéressant, les apprenants devront émettre des hypothèses concernant le thème de l’article qu’on leur proposera dans une autre séquence.

Analyse du titre : le professeur expliquera en amont qu’il s’agit d’un jeu de mot basé sur l’expression idiomatique française  «  En chair et en os ». Les élèves pourront alors deviner le sens de cette expression  (connue également dans la langue italienne et espagnole).

On pourra ensuite leur demander de chercher la définition du mot « enchère » ou essayer d’imiter une vente aux enchères afin que les élèves puissent découvrir le sens de ce mot sans avoir recours au dictionnaire.

B - Après avoir compris l’expression idiomatique et le sens du mot « enchère », les apprenants pourront aisément deviner de quoi il s’agit. Le professeur présentera alors Tim Steiner et son artiste Wim Delvoye et pourra donner des informations complémentaires liées à la vente de cette œuvre d’art humaine.

C - Interaction orale : la vente de cet homme suscitera obligatoirement la parole des étudiants, qui seront certainement étonnés. Un débat pourra donc être lancé et les étudiants pourront librement exprimer leur opinion sur ce fait. Le but est de les faire réagir sur la notion de l’art et de son marché.



 

Séquence 3 :

Jeu de rôle

La durée dépendra du nombre d’apprenants


Par groupe de 3, les apprenants devront imaginer un dialogue entre un journaliste, Tim Steiner et Wim Delvoye. Le journaliste parlera au nom du public quelque peu troublé par cet événement et posera des questions à Tim sur les raisons pour lesquelles il s’est lancé dans cette aventure et a accepté de vendre son corps au nom de l’art mais aussi à Wim afin de comprendre pourquoi il a réalisé cette œuvre, quels sont ses objectifs, ses idéologies et ce qu’il veut exprimer.

Le professeur leur laissera 10 minutes de préparation.

 


Séquence 4:

Compréhension écrite de l’article

60 minutes
Niveau B2 de préférence


Je vous propose quelques petites activités de compréhension de cet article de presse, ce document pouvant bien sûr être exploité d’une manière différente.

Un fois l’article distribué, les élèves travailleront en binômes sur l’ensemble des activités :

 

Activité 1 : repérer les différentes phases et différentes thématiques de l’article afin d’avoir des repères (Il s’agit d’un article assez long).


Remettez ces phases de l’article dans l’ordre où elles apparaissent :
a. Le passé de Tim
b. Conclusion sur les intentions de Wim et son oeuvre
c. Exposition de Tim et critiques des spectateurs
d. La vente de Tim
e. Tim = une oeuvre dénonciatrice
f. Tim devient une oeuvre d’art
g. Sentiments de Tim vis-à-vis de son tatouage
h. Activités de Tim


Activité 2 : relevez tous les termes faisant allusion :

a. à l’art
b. aux sentiments de Tim
c. à l’opinion publique

 

Activité 3 : comprendre le vocabulaire difficile en faisant des déductions de sens et en utilisant le contexte et le sens des phrases.

 

> Vocabulaire: recherchez les mots soulignés correspondant à ces définitions:
-provoquer légèrement
-préparer une peau pour la transformer en cuir
-cérémonie d’inauguration d’une exposition d’art
-l’état d’une personne qui n’a pas d’activité
-quelqu’un de si indifférent à la morale qu’il en devient choquant

-action hypocrite relevant du ridicule
-plein de poussière
-ennuyeux, contrariant
-découper la peau d’un animal
-personne qui s’occupe des pompes à essence
-obliger une personne à faire quelque chose
-ridiculisé, traité avec mépris
-personne qui aime dévoiler son intimité
-état intérieur, ressenti profond
-garçon
-plier sous la pression/ le poids d’une chose
-ne plus supporter une chose, s’effondrer

 


Approfondissement possible :


Séquence 5:

Jeu de rôle
Durée : 15 minutes de préparation/10 minutes  par jeu de rôle


A partir de tous les éléments vus en classe depuis le début, les élèves devront, par groupe de 2 ou 3, construire un nouveau dialogue dans lequel les apprenants devront travailler les actes de parole suivants : proposer, accepter, refuser et justifier.

Consigne possible : vous proposez à un ami d’aller voir l’exposition de Tim Steiner, celui-ci est perplexe, vous tentez de le convaincre de venir mais vous n’avez pas les mêmes idées à propos de l’art et de ce qui s’achète ou non, vous en discutez et vous mettez d’accord ou non.

 



Séquence 6:

Production écrite
Durée : 60  minutes


Afin de clôturer cette séquence pédagogique sur Tim Steiner et sa vente, le professeur proposera différents thèmes d’expression écrite.


Exemples :


  • Vous rédigerez un petit article présentant une forme d’art à la fois originale et polémique.
  • Vous rédigerez votre opinion sur la question de l’art et du tatouage : Que peut-on considérer comme artistique? Qu’est-ce qui peut se vendre ou pas ? Peut-on tout vendre ? etc.



Note : Cet article rappelle irrésistiblement le célèbre film de Denys de la Patellière, Le Tatoué : Jean Gabin y interprète un vieux légionnaire qui porte, tatouée sur son dos, une œuvre de Modigliani. Un cupide antiquaire, joué par Louis de Funès, tentera de la lui acheter.

Tim Steiner, enchères et en os

MARIE OTTAVI 8 OCTOBRE 2012 À 19:02


A chaque vernissage, il se dénude jusqu’à la taille. Puis il s’assoit sur un socle, dos au public, en attendant un visiteur qu’il ne verra jamais et qu’il ne veut pas entendre. Se protéger des remarques assassines et des blagues cruelles grâce à un bon vieux lecteur MP3 fait partie du rituel. Tim Steiner, régulièrement exposé dans des galeries et des musées, n’a jamais craqué publiquement. Mais à l’intérieur, dit-il, «c’est la tempête», tendance ouragan.


Il y a six ans, Wim Delvoye, savant fou belge, amateur de coups du siècle, l’a tatoué. Il a fait de son dos une œuvre d’art en le signant au-dessus de la fesse droite. Aucun intérêt a priori. Sa vente, elle, a fait grand bruit : 150 000 euros partagés en parts égales entre la galerie, l’artiste et le porteur. Le titre que Delvoye lui donne laisse croire que l’homme est l’œuvre : Tim, 2006.

Tim Steiner, Suisse de 36 ans au crâne rasé de M. Propre, vit depuis six ans dans un monde d’oisiveté surréaliste. Il partage son temps entre Zurich où il est baby-sitter occasionnel et les beaux quartiers de Londres où travaille sa fiancée, employée de la prestigieuse galerie Haunch of Venison. [...]


Exhibitionniste assumé, avec une forte tendance à la soumission, Steiner dit parfois : «Je suis un Wim Delvoye.» Stéphanie, sa compagne, lui rappelle qu’il n’en est que le porteur. Il admet ployer souvent sous le poids de ce tatouage qui le domine. Mais aussi et avant tout face à Wim, dont la personnalité le dépasse. «Un génie, selon lui. Je l’aime et je le déteste.» Le porteur d’œuvre a des états d’âme et des regrets. [...] Mais Delvoye, qui n’a pas encore goûté aux joies de la paternité, ne prend pas de gants : «Nous avons créé des liens d’amitié mais j’ai dû lui expliquer qu’il était une œuvre de 2006 et qu’on était en 2012. Je ne peux pas m’occuper de lui comme avant. Je suis dans une autre période de mon travail.» Cynisme fait art. Wim Delvoye est un hyperactif très occupé. Le maître craint que sa créature se sente utilisée, manipulée. «On ne s’intéresse pas à moi et c’est absolument normal, rassure Steiner. Je le savais dès le départ. Je ne suis pas un artiste, je suis le gars avec le tatouage. Mais je suis dans ce monde maintenant.» /


Projeté dans un univers qui l’a mené jusqu’au Louvre en mai, Steiner était pompiste«avant». La plus belle époque de sa vie, assure-t-il. Contemplatif, fumeur de joints, il a passé quinze ans à faire le plein des réservoirs de riches Zurichois et à laver les vitres de leurs voitures. Heureux comme un roi. Il aimait ces trois minutes «où tout pouvait se passer» avec chaque client.

Son enfance fut plus que confortable avec un père homme d’affaires et une mère au foyer. Adolescence chaotique qui s’achève par deux années dans l’armée suisse. L’ordre et la discipline le structurent, lui, le masochiste.


Sa vente n’aurait pu avoir lieu en France. La transaction s’est faite en Suisse, dans le cadre de la loi sur la prostitution, autorisée chez les Helvètes. Tim peut être exposé plusieurs fois par an. Mais personne ne peut le contraindre à faire quoi que ce soit qu’il refuserait. A sa mort, il sera dépecé, tanné et encadré. Sa famille a dû donner son accord. Lui dit de ne pas être attaché à ce qui lui arrivera après sa mort.


En 2008, Delvoye voulait faire de son œuvre une critique du marché. Dans les allées des foires, les critiques se sont élevées au nom de la dignité humaine bafouée. «Est-ce qu’on peut tout faire au nom de l’art ? interroge l’artiste gantois. On peut spéculer sur lui, le vendre, le revendre. Même la façon dont il mourra est enjeu de spéculation ! S’il meurt d’un cancer de l’estomac, ce n’est pas grave. S’il meurt seul dans une maison, c’est plus embêtant. Ça joue sur le prix car le dessin sera abîmé. Mais évidemment on ne veut pas qu’il lui arrive quoi que ce soit car on l’aime beaucoup.» [...]


Wim Delvoye [voudrait] qu’une vente aux enchères ait lieu. Wim aimerait que le monde entier puisse acheter Tim [...] Le Belge veut les gros titres, mettre un homme aux enchères pour aller plus loin dans la polémique et titiller le marché. Mais Tim Steiner s’impatiente. [...] Le dominé a un pouvoir. Celui de dire : «Terminé la mascarade, je ne finirai pas poussiéreux sur une étagère.»

2 août 1976 Naissance. 1991 Pompiste à Zurich. 1998-2000 Armée. 2006 Wim Delvoye commence le tatouage. Septembre 2008 Vente à un collectionneur. 9 décembre 2011 Exposé en Tasmanie. 30 et 31 mai 2012 Exposé au Louvre.

Isa -
Didier - J'ai amené toutes mes affaires. J'en ai marre de ne pas dormir avec toi tous les jours, alors voilà : je M'INSTALLE !
Isa -
D - Ben! Chez toi !
I -
D - C'est pas grave va vite te coucher. Je rentre tout ça et je te rejoins. Je débarrasserai demain.
I -
D - J'ai été égoïste... j'aimais trop ma liberté. Je ne t'ai jamais proposé le mariage ni de vivre avec toi, mais ce soir j'ai réfléchi. Je me suis rendu compte que je t'aime vraiment et je ne peux pas me passer de toi... Je fais le grand saut !
I -
D- Comment ça, ça ne va pas la tête ?
I -
D- Comment ça, t'as pas envie ?
I -
D - Tu m'aimes plus...
I -
D - Tu veux qu' ON SE MARIE !
I -
D- Mais de quoi t'as pas envie ?
I -
D - Tu n'aimes pas mes amis. Si tu m'aimais, tu aimerais aussi mes amis...
I -
D - Ce que tu peux être EGOÏSTE tout de même!
I


EXPLICATIONS DE CETTE SCENE DU FILM LA CRISE (1992)

Le film de Coline Serreau qui fut la réalisatrice de Trois hommes et un couffin (1986), suit Victor (Vincent Lindon) qui le même jour apprend qu’il a été licencié et que sa femme l’a quitté. Sous le choc, il essaie de trouver une oreille attentive pour se confier. Le film est une succession de rencontres avec amis, ou proches de Victor mais chacun est accaparé par ses propres problèmes ou difficultés et personne n’est disposé à l’écouter. Personne sauf Michel le SDF (Patrick Timsit qui apparaît à la fin de la séquence) qui le suit partout et partage avec lui quelques bières.


Isa (Zabou Breitman) est la sœur à qui Victor (suivi par Michel) rend visite. Il essaie aussi de trouver du réconfort auprès d’elle mais on réalise rapidement qu’Isa a également quelques soucis lorsqu’apparaît Didier (Didier Flamand). En écoutant les raisons qui poussent sa sœur à ne pas accepter de vivre avec Didier, Victor saisit pourquoi sa femme l’a quitté.
Avec l’ensemble de ces scènes-sketchs de La Crise, Coline Serreau démontre une capacité surprenante à saisir l’air du temps, les préoccupations, les motivations, les valeurs qui expliquent nombre de comportements en cette fin de XXème siècle.  


LA DEMANDE EN MARIAGE

Isa - Qu'est-ce que tu fais là ?
Didier - J'ai amené toutes mes affaires. J'en ai marre de ne pas dormir avec toi tous les jours, alors voilà : je M'INSTALLE !
Isa - Tu t'installes où ?
D - Ben! Chez toi !
I - Mais enfin Didier, il est 3h du matin !
D - C'est pas grave va vite te coucher. Je rentre tout ça et je te rejoins. Je débarrasserai demain.
I - Mais qu'est-ce qui te prend ?
D - J'ai été égoïste... j'aimais trop ma liberté. Je ne t'ai jamais proposé le mariage ni de vivre avec toi, mais ce soir j'ai réfléchi. Je me suis rendu compte que je t'aime vraiment et je ne peux pas me passer de toi... Je fais le grand saut !
I - Comment LE GRAND SAUT ?  QUEL GRAND SAUT ? Ca ne va pas la tête ?
D- Comment ça, ça ne va pas la tête ?
I - Mais j'ai pas envie que tu viennes habiter chez moi, moi !
D- Comment ça t'as pas envie ?
I - Mais non j'ai pas envie... J'ai pas tellement la place d'abord.
D - Tu m'aimes plus...
I - Mais si je t'aime, énormément même mais c'est pas pour ça que ...
D - Tu veux qu' ON SE MARIE !
I - Mais non j'ai pas envie du tout !
D- Mais de quoi t'as pas envie ?
I - De tout, de rien... je ne sais pas moi... T'as toujours faim quand je fais un régime... Tu te rases pendant des heures et tu nettoies pas le lavabo... J'ai pas la place pour une grosse machine à laver... Ton copain Stéphane, je le trouve lourd, lourd, je ne veux pas qu'il vienne chez moi regarder le foot en bouffant toutes mes cacahouètes... Ben voilà, plein de trucs...
D - Tu n'aimes pas mes amis. Si tu m'aimais, tu aimerais aussi mes amis...
I - Et bien tu vois ! Je t'aime mais Stéphane il me reste en travers du gosier.
En plus je viens juste de me faire construire une nouvelle bibliothèque je peux enfin caser toutes mes affaires...
D - Ce que tu peux être EGOÏSTE tout de même!
I - Non mais tu te crois où là ?


Isa - Le problème est que je ne veux pas d’un mec étiaffé sur le canapé et  qui baille en me disant : « Qu’est-ce qu’il y a à bouffer ce soir ? »
Je veux pas qu’on me dise : «  Tiens, toi qui repasse si bien les chemises … ! »
Je ne veux pas acheter la nouvelle BMW qui est fabuleuse et on paiera les traites ensemble…
Je ne veux pas que ta mère me téléphone pour savoir si je t’ai bien donné les cachets contre la grippe…
Je ne veux pas de tes chaussettes sales dans mon panier à linge…
Je ne veux pas nettoyer la cuisine pendant 3 heures le jour où tu auras décidé de faire une paella pour tes collègues du bureau…
Je ne veux pas te demander si tu es d’accord pour regarder le film au lieu du sport  JE NE VEUX PAS ! JE NE VEUX PAS !


TA VIE C’EST TA VIE, MA VIE C’EST MA VIE !
*  *  *  *  *


d. un objet important


Une lettre Un vieux vélo
Une boîte Un sac

Les élèves doivent choisir un élément qui va avoir une influence plus ou moins grande sur le déroulement de l'histoire.


e. un événement


Une rencontreUne disparition
Un départUn retour

Il s'agit, ici, d'un fait qui va jouer un rôle plus ou moins important dans l'histoire qui va être élaborée.


f. l'époque


1420 1921
20122058

Toute histoire doit être située dans le temps. Ici, quatre époques sont proposées aux étudiants. A eux de se déterminer.


g. un animal


Un oiseau Un singe
Une souris Un chien

Les élèves choisissent un animal qui va intervenir à un moment de l'histoire. Son apparition peut être extrêmement brève ou régulière. Son rôle plus ou moins important.


h. le (ou les) mot(s) le(s) plus approprié(s) pour caractériser cette histoire


amitié amour
solidarité vengeance

Il s'agit de donner une tonalité générale à l'histoire à travers l'un de ces quatre mots.


Le groupe des verbes


Sonner


Se lamenter


Verser


Fleurir


Reprendre


S’offenser

Le groupe des substantifs


Larme


Roses


Personne


Armes


Cœur


Alarme

Mots obligatoires


Sang                                            Il était une fois                                                    Tant pis                             

Enfants                                                   Mélancolie                                      Bois                                      Haine

Ruisselante ravie épanouie
Et tu t'es jetée dans ses bras
Rappelle-toi cela Barbara
Et ne m'en veux pas si je te tutoie

Même si je ne les ai vus qu'une seule fois
Je dis tu à tous ceux qui s'aiment
Même si je ne les connais pas
Rappelle-toi Barbara

Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là
Et tu marchais souriante
Epanouie ravie ruisselante
Sous la pluie

Alain SOUCHON – Parachute doré - 2008


Adieu mégaphones, adieu calicots
Adieu représentants syndicaux
A moi le soleil et le calypso
La nana, la noix de coco
A moi les alizés, les vents tropicaux
Et moi, bien frisé, sur le bateau
Adieu les traders, adieu joggings
Les briefings à l'heure Breitling
Ouvriers, riez, adieu les blouses grises
En Chine, l'usine, on délocalise
Les cours ont dégringolé
Les banques ont pu rigoler
La boîte a coulé, mais pouce
On va se la couler douce
La pilule, on va… se la dorer
J'ai le parachute... chut ! doré
Adieu mégaphones, adieu calicots
Adieu représentants syndicaux
A moi le soleil et le calypso
La nana, la noix de coco
Adieu, Château Petrus
En costard Lanvin
Adieu les jolies putes russes
Dans les Mystère 20
Balancez les fraiseuses, les machines-outils
Riez, ouvriers, joli gâchis !
J'ai creusé, creusé, j'ai creusé la dette
Au lieu de me creuser la tête
Un jour, les cours ont chuté
Et moi… parachuté
La boîte a coulé, mais pouce
On va se la couler douce
La pilule, on va… se la dorer
J'ai le parachute... chut ! doré
Adieu mégaphones, adieu calicots
Adieu représentants syndicaux
A moi le soleil et le calypso
La nana, la noix de coco
Adieu téléphone, adieu le bureau
Secrétaire aux hauts talons hauts
A moi les alizés, les vents tropicaux
Et moi, bien frisé, sur le bateau
La boîte a coulé, mais pouce
On va se la couler douce
La pilule, on va… se la dorer
J'ai le parachute... chut !


© Marjorie Lawniczak – Centre International d'Antibes


 

L'édito du mois

Édito Juin 2016

Pour notre dernier édito, avant la saison estivale durant laquelle nous interrompons la parution de notre magazine Français-et-vous, il nous a semblé nécessaire de faire le point sur ce printemps fort trouble, tant sur le plan météorologique que politique et social… Mais l’été arrive et son cortège d’événements culturels et artistiques pour nous distraire de cette morosité ambiante !


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