FICHE PEDAGOGIQUE : La Francophonie

 


a
  • Type de support : Publicités de presse
  • Niveau européen : A partir de A2
  • Source du document : Campagne institutionnelle de publicité en faveur des 7èmes Jeux de la Francophonie

  • Durée de l’activité: En plusieurs séquences (environ 40 mn minimum).

  • Activité : Utilisation de documents réels en classe selon une approche, axée sur une pédagogie active.

    • Objectifs: Déclencher la parole - Éveiller la curiosité, créer une implication des élèves à l’oral et/ou à l'écrit – Travailler le vocabulaire de la publicité – Introduire le thème de la francophonie et de la diversité culturelle.


DÉMARCHE MÉTHODOLOGIQUE

La campagne de publicité met en scène de nombreux personnages. Ils constituent un panel d’une grande diversité. Elle se manifeste tant par le sexe et l’âge que par leurs caractéristiques physiques puisqu’ils appartiennent à des groupes ethniques différents. Notre démarche va suivre les préceptes de la pédagogie active : Si l’on tient compte de l’observation qui conclut que « dans une gare les gens ne se parlent que si le train a un problème », il faudrait éviter de remettre à l’étudiant le document authentique tel quel, il serait préférable de créer ce « retard ou incident ». Ici, il pourrait se traduire par le fait d’occulter une partie de la publicité et ainsi la rendre moins facilement identifiable donc plus ouverte aux multiples interprétations possibles.

 


Séquence 1:

Début du travail d’approche des diverses affiches. La classe est divisée en plusieurs binômes ou trios qui constituent autant de sous-groupes de travail.
Durée: 20/35 minutes



A/ Le professeur lance l’activité. Il présente à l’ensemble de la classe une des affiches.

Comme on peut le voir, l’enseignant aura occulté au préalable une partie du support ainsi que le slogan pour, exclusivement, se focaliser sur le personnage lui-même. Il demandera à l’ensemble de la classe d’identifier ce support qui est donc une publicité de presse ou une affiche murale. Il déterminera avec la classe les composantes qui structurent une telle publicité et qui sont au nombre de trois :

a) Une photo (qui occupe la majeure partie du support)

b) Un slogan (ici caché et qui apparaît dans le corps de la photo)

c) Une partie texte (ici la partie du bas qui occupe généralement 1/4 à 1/3 de l’ensemble du support commercial).

 

L’enseignant demandera si les étudiants connaissent des produits dont la publicité obéit à une telle structure. Ce sera le cas, par exemple, de la publicité pour les voitures, alors que la publicité pour les parfums se structure différemment, plutôt en deux parties : Photo et slogan sans faire intervenir du texte.

 

B/ L’enseignant distribue à chacun de ces sous-groupes une des affiches présentant un des personnages.
Voir ici chacun d’eux :

 

Personnage 1 - Personnage 2 - Personnage 3 - Personnage 4 - Personnage 5 - Personnage 6 - Personnage 7 - Personnage 8 - Personnage 9 - Personnage 10

Chaque groupe doit remplir sa fiche d’exploitation du personnage dont il a la charge.

Une fois cette fiche remplie, chaque groupe reçoit un autre des personnages et remplit sa fiche.
Chacun des personnages est ainsi étudié avec sa fiche respective.

 

 

Séquence 2 :

Réfléchir et interpréter (la classe est divisée en sous-groupes de travail).
Durée
: de 25 à 40 minutes


Une fois le dernier personnage travaillé et sa fiche remplie, l’enseignant intervient à nouveau pour voir si l’ensemble de la classe a saisi que chacune de ces publicités s’insère dans un ensemble structuré, réfléchi, dans une démarche de communication que l’on appelle une campagne de publicité.

Ensuite l’enseignant distribue à chaque mini-groupe de travail, la fiche d’analyse de la campagne de publicité. Elle permet à chaque groupe de s’interroger et de proposer sa propre interprétation en tenant compte du travail de réflexion déjà largement entamé.

Ce travail peut être donné en tant que devoir ou travail à faire à la maison.

Chaque groupe exposera le résultat de son travail à l’ensemble de la classe.

 

Séquence 3 :

La Francophonie (la classe est divisée en sous-groupes de travail).

Durée: à partir de 10 minutes


Découverte pas à pas du message transmis par cette campagne :

Si ce n’est pas déjà fait, l’enseignant cherchera, en passant en revue le pays d’origine des personnages, à ce que les étudiants découvrent que le point commun à tous ces personnages est leur caractère francophone.

Découverte du vrai slogan qui est composé de 5 mots et 13 lettres  (et qui peut faire l’objet d’un petit jeu, sous forme d’exercice à trous. Il faudra arriver à découvrir chacun de ces 5 mots « _ _ _ _ _ ? »

Une fois le slogan « J’y serai et vous ? analysé, on s’interrogera sur la propriété du pronom « Y ». S’agirait-il d’un lieu ? D’un événement à ne pas manquer ?

Pour finir, l’enseignant dévoilera une vraie affiche comportant le texte dans son intégralité.



Bien entendu, cette activité permet d'introduire le thème de la francophonie en classe.
Pour compléter cette activité, voici des jeux et des articles :

 

Jeux :

- Les mots de la publicité - partie 1

- Les mots de la publicité - partie 2

- Êtes-vous expert en Francophonie ?

- Les 7èmes jeux de la Francophonie


Articles :

Edito sur la Francophonie (avril 2013)

Edito sur les 7èmes Jeux de la Francophonie à Nice (septembre 2013)

 

Retrouvez toutes les affiches des personnages de cette fiche pédagogique :
Personnage 1 - Personnage 2 - Personnage 3 - Personnage 4 - Personnage 5 -Personnage 6 - Personnage 7 - Personnage 8 - Personnage 9 - Personnage 10

Isa -
Didier - J'ai amené toutes mes affaires. J'en ai marre de ne pas dormir avec toi tous les jours, alors voilà : je M'INSTALLE !
Isa -
D - Ben! Chez toi !
I -
D - C'est pas grave va vite te coucher. Je rentre tout ça et je te rejoins. Je débarrasserai demain.
I -
D - J'ai été égoïste... j'aimais trop ma liberté. Je ne t'ai jamais proposé le mariage ni de vivre avec toi, mais ce soir j'ai réfléchi. Je me suis rendu compte que je t'aime vraiment et je ne peux pas me passer de toi... Je fais le grand saut !
I -
D- Comment ça, ça ne va pas la tête ?
I -
D- Comment ça, t'as pas envie ?
I -
D - Tu m'aimes plus...
I -
D - Tu veux qu' ON SE MARIE !
I -
D- Mais de quoi t'as pas envie ?
I -
D - Tu n'aimes pas mes amis. Si tu m'aimais, tu aimerais aussi mes amis...
I -
D - Ce que tu peux être EGOÏSTE tout de même!
I


EXPLICATIONS DE CETTE SCENE DU FILM LA CRISE (1992)

Le film de Coline Serreau qui fut la réalisatrice de Trois hommes et un couffin (1986), suit Victor (Vincent Lindon) qui le même jour apprend qu’il a été licencié et que sa femme l’a quitté. Sous le choc, il essaie de trouver une oreille attentive pour se confier. Le film est une succession de rencontres avec amis, ou proches de Victor mais chacun est accaparé par ses propres problèmes ou difficultés et personne n’est disposé à l’écouter. Personne sauf Michel le SDF (Patrick Timsit qui apparaît à la fin de la séquence) qui le suit partout et partage avec lui quelques bières.


Isa (Zabou Breitman) est la sœur à qui Victor (suivi par Michel) rend visite. Il essaie aussi de trouver du réconfort auprès d’elle mais on réalise rapidement qu’Isa a également quelques soucis lorsqu’apparaît Didier (Didier Flamand). En écoutant les raisons qui poussent sa sœur à ne pas accepter de vivre avec Didier, Victor saisit pourquoi sa femme l’a quitté.
Avec l’ensemble de ces scènes-sketchs de La Crise, Coline Serreau démontre une capacité surprenante à saisir l’air du temps, les préoccupations, les motivations, les valeurs qui expliquent nombre de comportements en cette fin de XXème siècle.


LA DEMANDE EN MARIAGE

Isa - Qu'est-ce que tu fais là ?
Didier - J'ai amené toutes mes affaires. J'en ai marre de ne pas dormir avec toi tous les jours, alors voilà : je M'INSTALLE !
Isa - Tu t'installes où ?
D - Ben! Chez toi !
I - Mais enfin Didier, il est 3h du matin !
D - C'est pas grave va vite te coucher. Je rentre tout ça et je te rejoins. Je débarrasserai demain.
I - Mais qu'est-ce qui te prend ?
D - J'ai été égoïste... j'aimais trop ma liberté. Je ne t'ai jamais proposé le mariage ni de vivre avec toi, mais ce soir j'ai réfléchi. Je me suis rendu compte que je t'aime vraiment et je ne peux pas me passer de toi... Je fais le grand saut !
I - Comment LE GRAND SAUT ? QUEL GRAND SAUT ? Ca ne va pas la tête ?
D- Comment ça, ça ne va pas la tête ?
I - Mais j'ai pas envie que tu viennes habiter chez moi, moi !
D- Comment ça t'as pas envie ?
I - Mais non j'ai pas envie... J'ai pas tellement la place d'abord.
D - Tu m'aimes plus...
I - Mais si je t'aime, énormément même mais c'est pas pour ça que ...
D - Tu veux qu' ON SE MARIE !
I - Mais non j'ai pas envie du tout !
D- Mais de quoi t'as pas envie ?
I - De tout, de rien... je ne sais pas moi... T'as toujours faim quand je fais un régime... Tu te rases pendant des heures et tu nettoies pas le lavabo... J'ai pas la place pour une grosse machine à laver... Ton copain Stéphane, je le trouve lourd, lourd, je ne veux pas qu'il vienne chez moi regarder le foot en bouffant toutes mes cacahouètes... Ben voilà, plein de trucs...
D - Tu n'aimes pas mes amis. Si tu m'aimais, tu aimerais aussi mes amis...
I - Et bien tu vois ! Je t'aime mais Stéphane il me reste en travers du gosier.
En plus je viens juste de me faire construire une nouvelle bibliothèque je peux enfin caser toutes mes affaires...
D - Ce que tu peux être EGOÏSTE tout de même!
I - Non mais tu te crois où là ?


Isa - Le problème est que je ne veux pas d’un mec étiaffé sur le canapé et qui baille en me disant : « Qu’est-ce qu’il y a à bouffer ce soir ? »
Je veux pas qu’on me dise : «  Tiens, toi qui repasse si bien les chemises … ! »
Je ne veux pas acheter la nouvelle BMW qui est fabuleuse et on paiera les traites ensemble…
Je ne veux pas que ta mère me téléphone pour savoir si je t’ai bien donné les cachets contre la grippe…
Je ne veux pas de tes chaussettes sales dans mon panier à linge…
Je ne veux pas nettoyer la cuisine pendant 3 heures le jour où tu auras décidé de faire une paella pour tes collègues du bureau…
Je ne veux pas te demander si tu es d’accord pour regarder le film au lieu du sport JE NE VEUX PAS ! JE NE VEUX PAS !


TA VIE C’EST TA VIE, MA VIE C’EST MA VIE !
* * * * *


d. un objet important


Une lettre Un vieux vélo
Une boîte Un sac

Les élèves doivent choisir un élément qui va avoir une influence plus ou moins grande sur le déroulement de l'histoire.


e. un événement


Une rencontreUne disparition
Un départUn retour

Il s'agit, ici, d'un fait qui va jouer un rôle plus ou moins important dans l'histoire qui va être élaborée.


f. l'époque


1420 1921
20122058

Toute histoire doit être située dans le temps. Ici, quatre époques sont proposées aux étudiants. A eux de se déterminer.


g. un animal


Un oiseau Un singe
Une souris Un chien

Les élèves choisissent un animal qui va intervenir à un moment de l'histoire. Son apparition peut être extrêmement brève ou régulière. Son rôle plus ou moins important.


h. le (ou les) mot(s) le(s) plus approprié(s) pour caractériser cette histoire


amitié amour
solidarité vengeance

Il s'agit de donner une tonalité générale à l'histoire à travers l'un de ces quatre mots.


Le groupe des verbes


Sonner


Se lamenter


Verser


Fleurir


Reprendre


S’offenser

Le groupe des substantifs


Larme


Roses


Personne


Armes


Cœur


Alarme

Mots obligatoires


Sang                                            Il était une fois                                                    Tant pis                             

Enfants                                                   Mélancolie                                      Bois                                      Haine

Ruisselante ravie épanouie
Et tu t'es jetée dans ses bras
Rappelle-toi cela Barbara
Et ne m'en veux pas si je te tutoie

Même si je ne les ai vus qu'une seule fois
Je dis tu à tous ceux qui s'aiment
Même si je ne les connais pas
Rappelle-toi Barbara

Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là
Et tu marchais souriante
Epanouie ravie ruisselante
Sous la pluie

Alain SOUCHON – Parachute doré - 2008


Adieu mégaphones, adieu calicots
Adieu représentants syndicaux
A moi le soleil et le calypso
La nana, la noix de coco
A moi les alizés, les vents tropicaux
Et moi, bien frisé, sur le bateau
Adieu les traders, adieu joggings
Les briefings à l'heure Breitling
Ouvriers, riez, adieu les blouses grises
En Chine, l'usine, on délocalise
Les cours ont dégringolé
Les banques ont pu rigoler
La boîte a coulé, mais pouce
On va se la couler douce
La pilule, on va… se la dorer
J'ai le parachute... chut ! doré
Adieu mégaphones, adieu calicots
Adieu représentants syndicaux
A moi le soleil et le calypso
La nana, la noix de coco
Adieu, Château Petrus
En costard Lanvin
Adieu les jolies putes russes
Dans les Mystère 20
Balancez les fraiseuses, les machines-outils
Riez, ouvriers, joli gâchis !
J'ai creusé, creusé, j'ai creusé la dette
Au lieu de me creuser la tête
Un jour, les cours ont chuté
Et moi… parachuté
La boîte a coulé, mais pouce
On va se la couler douce
La pilule, on va… se la dorer
J'ai le parachute... chut ! doré
Adieu mégaphones, adieu calicots
Adieu représentants syndicaux
A moi le soleil et le calypso
La nana, la noix de coco
Adieu téléphone, adieu le bureau
Secrétaire aux hauts talons hauts
A moi les alizés, les vents tropicaux
Et moi, bien frisé, sur le bateau
La boîte a coulé, mais pouce
On va se la couler douce
La pilule, on va… se la dorer
J'ai le parachute... chut !


© Alexandre Garcia – Centre International d'Antibes


 

L'édito du mois

Il était une fois le grand méchant Netflix et les trois petits cochons

Netflix ? Kesaco1 ?Vous pouviez vous poser légitimement cette question avant le lundi 15 septembre, plus après. Ce jour-là, dans une belle unanimité, les quotidiens nationaux et régionaux payants et gratuits, la radio, les journaux de toutes les chaînes de télévision, les magazines en ligne ont rendu compte du débarquement de Netflix en France. Impossible d’échapper à ce qui pouvait s’apparenter à une gigantesque campagne de promotion gratuite, simultanée, et multi-supports se déployant à l’échelle de tout un pays. Partout on informait (on célébrait?) le lancement de ce géant américain de la "Vidéo à la demande" dont l’offre et le fonctionnement étaient expliqués avec minutie.


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