Fiche FLE

La Corrida de Francis Cabrel

Eveiller la curiosité, créer une implication des élèves à l’oral – Travailler les questions fermées – Travailler le vocabulaire – Rappel de la valeur de l’imparfait et du passé composé ainsi que du futur proche.

Eveiller la curiosité, créer une implication des élèves à l’oral – Travailler les questions fermées – Travailler le vocabulaire – Rappel de la valeur de l’imparfait et du passé composé ainsi que du futur proche.

 

FICHE PEDAGOGIQUE : Chanson française devenue un classique


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  • Document :Chanson française devenue un
  • Niveau européen : A partir de A2
  • Source du document: Francis Cabrel - Album Samedi soir sur la Terre, Chandelle Productions/Colombia - 1994
  • Durée de l’activité : Environ 35 mn minimum
  • Activité: Approche, axée sur une pédagogie active d’une chanson culte de l’un des plus grands chanteurs français d’aujourd’hui.
  • Objectifs: Eveiller la curiosité, créer une implication des élèves à l’oral – Travailler les questions fermées – Travailler le vocabulaire – Rappel de la valeur de l’imparfait et du passé composé ainsi que du futur proche.

DEMARCHE METHODOLOGIQUE

Lors d’échanges avec des collègues, j’ai eu l’occasion de constater que, Sans passer par l’écrit, on avait tendance à lancer directement cette chanson au groupe. S’en suivait un corps à corps avec le texte pour en dégager le sens. Cet exercice ne débouchant pas forcément sur le déclic recherché, beaucoup d’énergie était nécessaire de la part de tous les acteurs y compris de l'enseignant Et si on s’y prenait autrement ?


Respectons, tout d’abord, l’un des préceptes de la pédagogie active : « ne pas divulguer forcément quel est le document authentique sur lequel porte le travail que l’on entame ». Par conséquent, tout en éludant que le travail qui va être entrepris va déboucher sur l’écoute d’une chanson, le professeur sélectionnera de façon chronologique 12 vers qu’il livrera, conformément à une autre recommandation de la pédagogie active, « à doses homéopathiques ». Leur lecture, permettra de capitaliser, progressivement, les informations afin de dégager du sens et faire une proposition quant à l’événement, ici, raconté.

Séquence 1 :

Début du travail d’approche de la chanson. La classe est divisée en deux ou bien en plusieurs sous-groupes de travail.
Durée 20/35 minutes

 

Le professeur lance l’activité en faisant découvrir les deux premiers vers. Il s’agit alors de déblayer le terrain lexical. Dans la mesure du possible, c’est de la classe, dans son ensemble, que viendra la signification des mots posant problème.

Une fois ceci accompli, l’enseignant expliquera qu’il faut découvrir qui est le personnage principal qui raconte cette histoire. Les élèves peuvent seulement poser des questions fermées pour le découvrir.

La classe peut être divisée en deux groupes A et B, à l’intérieur desquels les élèves seront placés par paires. L’enseignant peur décréter que chaque groupe a 12 questions à sa disposition pour résoudre l’énigme.

Une fois les deux premiers vers décryptés, et quelques questions posées, le professeur dévoile les deux vers suivants et procède comme précédemment, avec, d’abord le décryptage du vocabulaire. Ici on remarquera également, l’opposition entre le passé composé et l’imparfait qui interviennent à côté du présent initial.

Comme précédemment, associée à l’exploration lexicale, nous entamerons la recherche de l’événement raconté.

  • QUI ? Qui est le narrateur ? Que savons-nous de lui ?
  • OÙ ? Pouvons-nous déterminer l’endroit où se déroule l’histoire ?

Suivront les vers 5 et 6.


Cette série de deux vers, comme les trois restantes, fera l’objet de l’exploration lexicale et grammaticale (apparition du passé composé et du futur proche) et sera suivie d’un tour de table donnant lieu à une ou plusieurs question par groupe, jusqu’à épuiser le capital initial de 12 questions.

Vers 7 et 8

Vers 9 et 10

Vers 11 et 12


Séquence 2 :

A la découverte de l’histoire.
Durée 5 minutes

 

Arrivés au douzième vers les élèves ont généralement compris, si ce n’est pas déjà fait auparavant, que :


  • Le personnage principal n’est pas un être humain, mais un animal
  • Cet animal est grand et dangereux
  • Il est prisonnier

 

C’est le moment de faire une pause et les membres de chaque groupe, le A et le B, disposent de quelques minutes pour réfléchir ensemble et pour proposer leur version finale.

 

Séquence 3:

La fin de l’histoire.
Durée 10 minutes


En guise de solution, l’enseignant annoncera, pour la première fois, que l’origine de cette énigme provient d’une chanson et procèdera à son écoute. Les consignes pour introduire l’écoute de la chanson pourraient être :


1. « Les paroles que vous avez devant vous sont, en fait, celles d’une chanson ».

2. « Ecoutez bien cette chanson vous allez découvrir qui est le personnage de cette histoire ».

3. « Attention prêtez attention, il y a une phrase qui revient toujours dans cette chanson et qui sert de refrain. Est-ce que vous pouvez la trouver ? ».

4. « Quel peut être le titre de cette chanson ? ».


Découvrir la chanson de Francis Cabrel La corrida


Voici les paroles complètes de la chanson La corrida

Depuis le temps que je patiente
Dans cette chambre noire
J'entends qu'on s'amuse et qu'on chante
Au bout du couloir ;
Quelqu'un a touché le verrou
Et j'ai plongé vers le grand jour
J'ai vu les fanfares, les barrières
Et les gens autour

Dans les premiers moments j'ai cru
Qu'il fallait seulement se défendre
Mais cette place est sans issue
Je commence à comprendre
Ils ont refermé derrière moi
Ils ont eu peur que je recule
Je vais bien finir par l'avoir
Cette danseuse ridicule...

Est-ce que ce monde est sérieux ?
Est-ce que ce monde est sérieux ?
Andalousie je me souviens
Les prairies bordées de cactus
Je ne vais pas trembler devant
Ce pantin, ce minus !
Je vais l'attraper, lui et son chapeau
Les faire tourner comme un soleil

Ce soir la femme du torero
Dormira sur ses deux oreilles
Est-ce que ce monde est sérieux ?
Est-ce que ce monde est sérieux ?
J'en ai poursuivi des fantômes
Presque touché leurs ballerines
Ils ont frappé fort dans mon cou
Pour que je m'incline

Ils sortent d'où ces acrobates
Avec leurs costumes de papier ?
J'ai jamais appris à me battre
Contre des poupées
Sentir le sable sous ma tête
C'est fou comme ça peut faire du bien
J'ai prié pour que s'arrête
Andalousie je me souviens

Je les entends rire comme je râle
Je les vois danser comme je succombe
Je pensais pas qu'on puisse autant
S'amuser autour d'une tombe
Est-ce que ce monde est sérieux ?
Est-ce que ce monde est sérieux ?
Si, si hombre, hombre
Baila, baila

Hay que bailar de nuevo
Y mataremos otros
Otras vidas, otros toros
Y mataremos otros
Venga, venga a bailar...
Y mataremos otros

Depuis le temps que je patiente dans cette chambre noire

J'entends qu'on s'amuse et qu'on chante au bout du couloir

Dans les premiers moments j'ai cru qu'il fallait seulement se défendre

Je commence à comprendre

Ils ont refermé derrière moi. Ils ont eu peur que je recule

Je vais bien finir par l'avoir cette danseuse ridicule...

Je ne vais pas trembler devant ce pantin, ce minus !

Je vais l'attraper, lui et son chapeau les faire tourner comme un soleil

J'en ai poursuivi des fantômes presque touché leurs ballerines

Ils ont frappé fort dans mon cou pour que je m'incline

Ils sortent d'où ces acrobates avec leurs costumes de papier ?

J'ai jamais appris à me battre contre des poupées

Carte 7

Gérard Juttin, un Niçois pur souche, en tout cas, qui assume ses envies et ses aspirations en faisant fi, avec beaucoup d’humour, des railleries de certains chalands.

Carte 8

« Ici, tout le monde me connaît. Cela fait vingt ans que je me promène ainsi. Je ne vous raconte pas les yeux des enfants qui sortent de l’école en me voyant ! »

Carte 9

« Oh ! Je les ai croisés. Ils ont voulu m’expliquer que je n’étais pas autorisé à circuler ainsi. Sauf que, jusqu’à preuve du contraire, aucun arrêté ne l’interdit. J’use même d’un mode de locomotion prioritaire ! »

Carte 10

« Au moins pour aller de Gairaut à Chambrun ! D’une de mes maisons à l’autre. A mon âge, je ne descends plus vraiment sur la Promenade… »



Auteur: © Alexandre Garcia – Centre International d'Antibes